· Cédric Druck

Qui devrait prévoir votre approvisionnement clinique ?

Trois portes ; derrière celle qui s'ouvre, une chaîne d'approvisionnement clinique de dépôts et de flacons

Dans un article précédent, j’ai présenté les différents types de systèmes de planification de l’approvisionnement clinique. Je voudrais aborder aujourd’hui un autre facteur décisif pour définir votre stratégie vers l’excellence en planification de l’approvisionnement clinique :

Interne ou externalisé, et les différents types de prestataires

Sans prétendre à l’exhaustivité, j’espère que cet article rendra ce choix un peu moins aléatoire que le jeu des portes.

Au passage, il y a plus que de la chance dans ce jeu : il est prouvé (et c’est contre-intuitif) que changer de porte double vos chances de gagner !

Interne ou externalisé

Comme pour toute décision d’externalisation, de nombreux facteurs peuvent peser. Ce peut être la culture de l’organisation : faire soi-même et garder la main sur toutes les décisions, ou externaliser tout ce qui n’est pas cœur de métier. Viennent ensuite la taille, la structure et les compétences de l’équipe, et la possibilité ou non de faire appel à des spécialistes de la chaîne d’approvisionnement. Le coût d’achat ou d’externalisation n’est évidemment pas négligeable, mais attention : le coût de construction (et de maintenance) de votre propre outil est très facilement sous-estimé ! La taille et la complexité de votre portefeuille d’essais cliniques orienteront aussi la décision : une petite biotech qui lance 1 à 5 nouveaux essais par an aura peut-être intérêt à externaliser complètement la planification, et à s’épargner l’effort de créer et d’entretenir les compétences et la connaissance d’un système interne complexe.

En interne : faire ou acheter

Le « système » interne le plus courant, ce sont en fait les tableurs. Comme je l’ai expliqué dans mon autre article, cette approche pose de vrais problèmes, du manque de standardisation au risque relativement élevé de voir grossir de grands tableurs imbriqués et apparaître des erreurs de calcul. Des tableurs gérés par l’informatique, partiellement verrouillés, avec une séparation claire entre données et formules, sont une option plus sûre.

Si vous visez les systèmes de planification plus avancés, je vous déconseille fortement de construire le vôtre. Sauf si vous disposez d’une excellente équipe de développement, de spécialistes de la chaîne d’approvisionnement et de mathématiciens ou statisticiens capables d’y consacrer une grande partie de leur temps pendant les deux prochaines années, plus la maintenance et les améliorations ensuite.

Je recommanderais plutôt d’acheter ou de louer un logiciel professionnel : vous n’aurez à vous soucier ni du matériel (certains proposent des options dans le cloud), ni du développement, ni de la maintenance, et vous profiterez d’une expérience spécialisée, nourrie non seulement par votre entreprise mais aussi par de nombreux pairs du secteur.

Si vous tenez à créer votre propre système, c’est possible, et il existe de nombreuses bibliothèques de programmation, libres ou commerciales. Pour n’en citer qu’une, OscaR est une bibliothèque libre (LGPL) de simulation et d’optimisation écrite en Scala (et donc compatible Java), activement développée en Belgique, dans une université toute proche. Je rêve d’un système complet et libre de planification de l’approvisionnement clinique. Qui me suit ?

Quelle que soit la solution choisie, il faudra un vrai accompagnement du changement et une réorganisation de l’équipe. Les approches que je rencontre le plus souvent sont :

L’externalisation

L’externalisation a l’avantage d’aplatir radicalement la courbe d’apprentissage pour profiter de systèmes avancés, et de laisser vos équipes se concentrer sur les opérations. En revanche, elle ajoute la difficulté de construire un partenariat fructueux avec un prestataire.

Les options sont nombreuses, et elles ne se valent pas. Voici quelques repères.

Êtes-vous plutôt interne ou externalisé ? Quelle option conviendrait le mieux à votre organisation ? Comment tirer le meilleur d’une solution, avec un minimum de complications ?

Je ferai de mon mieux pour répondre à vos questions sur ce sujet. D’autres articles sur la chaîne d’approvisionnement clinique suivront sur les pages LinkedIn et Twitter de Belenox : abonnez-vous !

Article publié à l’origine en anglais sur LinkedIn, le 20 août 2015.

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